“La Commune est la première tentative faite par la révolution prolétarienne pour briser la machine d’État bourgeoise; elle est la forme politique «enfin trouvée » par quoi l’on peut et l’on doit remplacer ce qui a été brisé.”
Karl Marx
“
QUAND L’EUROPE SAUVE SES BANQUES, QUI PAYE ?
50 milliards d’euros en Grèce, 70 milliards en Irlande, 40 milliards en Espagne : au sein de la zone euro, les États se sont vus contraint les uns après les autres - moyennant des sommes astronomiques - de venir en aide aux banques pour compenser les pertes subies suite à des prêts pourris. Mais qui sont les bénéficiaires de telles opérations ?
C’est en posant cette question très simple qu’Harald Schumann, essayiste en économie et brillant journaliste, sillonne l’Europe. Et obtient des réponses pour le moins sidérantes. Car ceux qui ont été “sauvés” ne se trouvent pas - comme on tend à vouloir nous le faire croire - dans les pays en détresse, mais surtout en Allemagne et en France. En effet, une part importante des sommes débloquées finit dans les caisses des créanciers de ces banques sauvées. Quant aux financiers qui ont fait de mauvais investissements, ils se retrouvent protégés contre toute perte aux frais de la collectivité. Et ce contrairement aux règles de l’économie de marché. Pourquoi ? Qui encaisse l’argent ?”
Riaño - Asturias
Papa, c’est quoi l’utopie ?
L’Utopie c’est comme l’horizon, tu marches 10 pas, il s’éloigne de 10 pas, tu en marches 2 il s’en éloigne de 2..
A quoi ça sert alors papa ?
A avancer
(via la-historia-es-nuestra)
Source : spainonymous
Espagne, la semaine où tout a débuté
“Nous encerclons une nouvelle fois le Congrès […] parce que nous croyons que le temps des décisions prises par le plus petit nombre est terminé, et parce que, contre ceux qui veulent nous laisser sans avenir, nous avons les moyens et l’intelligence collective pour décider et construire la société que nous voulons.”
Le 25 septembre, quelque part dans le quartier de Lavapiés, il est environ 17H
Ici on aperçoit les fourgons de police tout le long du cortège à Gran Via (source : diaro de sevilla)
Vers 20h30 tout dégénère. Un groupe de jeunes encapuchés charge la police et à partir de ce moment là les coups de matraque ne cesseront pas de pleuvoir pendant plusieurs heures. De Plaza de Neptuno jusque dans les moindres ruelles adjacentes les policiers traquent et frappent sans distinction les manifestants, une véritable chasse à l’homme d’une violence inouïe qui fera le tour de la planète. N’hésitant pas à non plus à extraire de force les manifestants qui s’étaient réfugiés dans les bars environnants, les robocops transforment la soirée en une véritable traque. Mais c’est ainsi que le 25S a trouvé son héros : un serveur qui a refusé coûte que coûte de laisser rentrer la police dans son établissement et qui a protégé les manifestants jusqu’à la fin26 et 29 septembre, Volmemos !
Face au succès de la mobilisation, deux autres appels ont directement été lancés après la première manifestation. Le 26 septembre on a donc vu des milliers de personnes revenir à Neptuno, moins nombreux et moins médiatisés ils n’étaient pas pour autant ridicule. En effet, il y avait bien une bonne dizaine de milliers de gens alors que la manifestation était tout bonnement interdite. Malgré cela une masse compacte, composée en grande majorité de jeunes cette fois ci, vient faire face une nouvelle fois au congrés. Comme si des lycées entiers se seraint vidés pour prendre le relai des ainés, j’avais du mal à y croire.
Et ce n’est pas la détermination qui manque, nous l’avons compris lorsque nous étions assis au centre avec les autres et que nous avons vus ce petit mec d’à peine 18 ans bondissant entre chaques groupes et criant “les mecs faut qu’on revienne demain, faut pas relacher la pression, faut occuper Neptuno ! On est là, on reste !”
Le soir du 26 septembre à Neptuno
Nous devenons tous “l’ennemi” pour le parti au pouvoir, nous sommes tous accusés d’être “terroristes”.[De plus en plus de lois répressives visent directement les indignés] Qui est-ce qui sera le suivant ? Nous ne le savons pas. Ce que nous savons c’est que nous les apeurons car nous tous unis dans un même mouvement. Et nous ne comptons pas cesser de l’être. (Communiqué coordinadora25s)
“C’est aujourd’hui que tout commence”, je ne peux pas m’empêcher de repenser à cette pancarte vue le premier jour de la mobilisation quand je vois que rien ne faiblis le soir du 29 septembre. Pour la troisième fois de la semaine le Congrès est encerclé malgré les interdictions et rien ne semble faire faiblir la détermination de chacun.
Petit à petit le 25S devient une date de référence
une nouvelle base pour la contestation sociale qui n’hésite plus désormais à faire front directement aux responsables des maux d’une population qui croule sous les dettes, qui se retrouve au chômage du jour au lendemain avec la peur au ventre de se retrouver sans toit.
Une nouvelle ère du mouvement tend à naître dans cette triste époque d’austérité et de crises ininterrompues. Bien loin d’une quelconque lutte à intérêts purement politiques, c’est bien un mouvement horizontal qui est en marche et qui fédère aujourd’hui bien plus que les partis ou même les syndicats qui perdent un peu plus chaque jour de leur légitimité. Faire mûrir le 15M et réinventer la politique dans chaque quartier dans des assemblées populaires et jusque devant les portes du congrès, tel est le défi que relève ces artisans qui comblent le déficit démocratique rampant.
Revendications et slogans accrochés sur les barrières qui séparent les manifestants du Congrès.
Chaque mobilisation va un peu plus loin, ainsi lors du dernier appel de la semaine du 23 octobre le but était de tapisser le Congrès de propositions citoyennes pour sortir du pétrin. Deux assemblées ont été formées, une qui traitait des questions de la dette et l’autre des questions constitutionnelles, le but étant de dénoncer les parties illégitimes de la dette qui pèse sur chacun et de lancer un processus d’assemblées constituantes à travers tout le pays.
Le soir de la mobilisation des indignés des députés “travaillaient” sur le budget. “Mais où se fait vraiment la politique ?”
Face à l’ampleur et la popularité de la mobilisation le gouvernement est passé à l’offensive. Des projets de lois d’un autre temps ont vus le jour, comme celui qui pourrait permettre à la police d’interpeller tout groupe de personnes qui refuse de se disperser après la première injonction ou encore l’idée du ministre de l’intérieur de limiter sévèrement la diffusion à la télévision des manifestations qui “incite” plus de monde à y aller. Ou le meilleur : interdire purement et simplement la prise d’image des forces de l’ordre, histoire de pouvoir tabasser tranquille.
Ces lois liberticides sont heureusement pour l’instant qu’au stade de projets mais démontre bien l’intention du pouvoir de casser le mouvement. Les indignés se défendent en évoquant que ces textes sont bonnement inconstitutionnels voir même à l’encontre des droits de l’Homme. Ainsi le gouvernement ne cesse de faire scandale dans l’opinion public, ce qui tourne à l’avantage du 25S, mais ne relâche pas la pression pour autant. Les manifestants de Neptuno sont loin d’avoir dit leur dernier mot, le prochain grand rendez-vous est le 14 novembre, jour de grève générale en Espagne et d’autres pays d’Europe. Mouvement institutionnel ou non tout le monde à appeler à la mobilisation et Rajoy et son gouvernement n’ont plus qu’a serrer les fesses.
Source : elcaminomadrileno.wordpress.com
“Un jour vous entendrez que les habitants de ce Delta ont disparus à cause de cette marée noire.”
#Cequel’onnevousditpas #Nigeria #corruption
Les images et tout ce qui les entoure sont manipulables, la couleur, les paroles, les gestes, les intentions: tout dépend du narrateur. Chaque réalité peut signifier quelque chose ou bien son contraire, selon les intérêts de celui qui la raconte. Les porte-paroles du gouvernement, son propre chef, peuvent raconter comme il leur sied ce qui s’est passé sur la place Neptune, ils le font tous les jours, mais par chance, par les temps qui courent, il devient impossible d’occuper seul la place du narrateur dans cette histoire, malgré les coups innombrables que la police est prête à distribuer à ceux portant une caméra.
“Monsieur Rajoy, je fais partie de cette majorité silencieuse”, la tribune d’Almodovar sur le 25S
Source : huffingtonpost.fr
To Madrid with love









